Into the wild – Jon Krakauer

Cette année, j’ai envie de relire mes livres fétiches et de les partager avec vous une fois par mois. Après avoir relu Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson, je vous présente Into the wild de Jon Krakauer. Une de mes références. La liberté d’Alex m’a longtemps fascinée.

Into the wild - Jon Krakauer
Into the wild – Jon Krakauer

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Au bout de la solitude

La liberté

La première fois que j’ai lu Into the wild, je devais avoir 25 ans. J’ai tout de suite été fascinée par l’histoire de Christopher McCandless. Sa liberté, son voyage, sa vie dans la nature. Il est devenu mon héros malgré sa fin tragique dans un bus abandonné dans une forêt d’Alaska.

En janvier 2019, j’ai publié la chronique Into the wild, l’histoire de mon frère de Carine McCandless. L’autrice raconte la jeunesse de Chris McCandless et cherche dans celle-ci une explication à sa quête absolue de liberté et de vivre dans la nature. Une des raisons serait l’entourage familial violent. Ils ont grandi avec des parents toxiques. Chris a fini l’université et a coupé les ponts avec toute sa famille.

Quand je suis partie marcher vers Saint-Jacques de Compostelle, j’ai souvent pensé à lui. A la joie de marcher dans la nature avec seulement un sac à dos. (On est d’accord, c’est incomparable, je suivais des balises blanche et rouge).

Son histoire me fascine car il a tout quitté et il est parti libre. Il n’a aucun engagement, aucune contrainte. La forme ultime de la liberté.

Après être rentrée de mon aventure Compostelle, j’ai eu beaucoup de difficultés à entrer dans un « moule ». Je pensais souvent à Alex Supertramp et à sa liberté. Je disais à un de mes amis que je voulais continuer le chemin et être libre de tout engagement comme Christopher McCandless. Mon ami m’a temporisée.

Into the wild - Alaska
Into the wild – Alaska

La solitude

J’ai relu Into the wild pour vous en parler mais aussi pour savoir si j’éprouvais toujours autant de fascination pour Christopher McCandless.

La lecture a été plus difficile que prévu. J’ai trouvé le livre moins bien écrit que dans mon souvenir. Les apartés de Jon Krakauer sont longs. Je ne me souvenais absolument plus des destins racontés par l’auteur.

J’ai été touchée par l’histoire de cet homme qui part s’isoler, un été, dans une forêt d’Alaska en oubliant de demander au pilote d’hélicoptère de venir le rechercher à l’automne. Il meurt de froid et de faim au milieu de l’automne par impréparation de son retour.

Aujourd’hui, j’entrevois différemment le parcours de Chris McCandless. Je suis plus déroutée que fascinée. Je ne vois plus le héros romantique mais une grande solitude. Je ne sais pas si c’est d’avoir plusieurs fois paniquée seule au milieu de la nature ou le fait des confinements. Maintenant, je m’interroge : pourquoi vouloir vivre reclus dans la nature ? Que cherchait-il ? Que fuyait-il ?

Dans le livre, Krakauer explique qu’Alex est un homme sociable, aimé de ceux qui ont eu la chance de le rencontrer. Je suis une solitaire. Je comprends parfaitement son besoin de se ressourcer dans un environnement calme mais delà à partir s’enfoncer plusieurs semaines avec quelques kilos de riz. Je suis dépassée. La rudesse de l’Alaska et sa dangerosité m’effraient. Son quotidien se résumait à trouver à manger.

Pourquoi un jeune américain qui vit dans une société de consommation du début des années 90 meurt de faim à 40 km d’une autoroute ? Pour sa défense, il a essayé de faire marche arrière mais la rivière traversée au printemps était devenue infranchissable en juillet.

J’ai tapé « Christopher McCandless » dans Google images et j’ai vu ses derniers autoportraits près du bus Fairbanks. Il est maigrichon dans son pantalon rapiécé. Il sourit. Je suis mal à l’aise à le regarder quelques temps avant sa mort mais c’est plus fort que moi.

En 2020, le bus Fairbanks a été déplacé dans un lieu secret de l’Alaska. Depuis la sortie du film de Sean Penn en 2007, des randonneurs sont morts en voulant rejoindre le bus.

Vous avez envie de le lire ? Vous l’avez lu ?

Résumé de la maison d’édition

En 1992, le cadavre d’un jeune homme est découvert dans un bus abandonné en Alaska, au pied du mont McKinley, loin de tout lieu habité.

Fils de bonne famille, Chris McCandless aurait dû en toute logique devenir un Américain bien tranquille à l’avenir sans surprise. Mais, dès l’obtention de son diplôme universitaire, il décide de partir à l’aventure. Après avoir fait don de ses économies à une oeuvre humanitaire, il entame son périple sous un nom d’emprunt avec sa vieille voiture, qu’il abandonnera un peu plus tard.

Il sillonne le sud des Etats-Unis, subsistant grâce à de menus travaux, avant de réaliser son grand projet: s’installer au cœur de l’Alaska, seul, en communion avec la nature. Mais on ne s’improvise pas trappeur, ni homme des bois…

Ce parcours dramatique d’un jeune homme qui a voulu vivre jusqu’au bout son impossible idéal est retracé par Jon Krakauer, l’auteur du best-seller Tragédie à l’Everest. Livre-culte dans le monde entier, Into the Wild a d’emblée fasciné Sean Penn, qui en a réalisé une adaptation cinématographique applaudie par la critique américaine.

Into the wild – Jon Krakauer aux éditions 10 18

Into the wild de Sean Penn

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