Aujourd’hui, je te présente le premier roman La petite menteuse de Pascale Robert-Diard. Un des meilleurs livres de la rentrée littéraire ! Chroniqueuse judiciaire au journal Le Monde, l’auteure est reconnue par sa profession. Elle a notamment suivi le procès du 13 novembre 2015.

Un grand premier roman

Repéré au moment de la rentrée littéraire, j’ai eu très envie de lire ce livre.

Lisa, 15 ans, porte plainte pour viol contre un ouvrier venu faire des travaux chez ses parents. Au procès, l’homme est condamné à des années de prison. Au moment du procès en appel, tout juste majeure, elle décide de remplacer son avocat parisien choisi par ses parents par une avocate de sa ville. Lors d’un RDV avec elle, elle lui avoue avoir menti. Alice, son avocate quinqua va devoir la défendre alors qu’elle se présentait comme la victime.

Comment on construit une plaidoirie quand sa cliente passe de victime à coupable ? Au moment de la libération de la parole des femmes, comment accueille-t-on la parole d’une menteuse ? Quels sont les éléments qui l’ont amené à mentir ? Pourquoi reporter les agressions subies sur un innocent ? Ce livre répond à ses questions.

Le roman est passionnant sur la description du métier d’avocat : le recueil de la parole du client, la relation qui se noue ou pas, la fatigue de certains avocats pénalistes, la construction de la plaidoirie.

L’écriture de Pascale Robert-Diard est fine et précise. Des phrases limpides. Un livre qui se lit en une fois.

J’ai beaucoup aimé ce roman sur la complexité de la nature humaine et ses conséquences judiciaires.

Je le recommande.

Tu as envie de le lire ?

La petite menteuse - Pascale Robert-Diard
La petite menteuse – Pascale Robert-Diard

Résumé de la maison d’édition

Le portrait saisissant d’une jeune fille victime des bonnes intentions

La vérité n’est jamais celle que l’on imagine et il est parfois bénéfique de remettre en question notre intime conviction. Pascale Robert-Diard raconte l’histoire d’une jeune fille qui ment. Quand les institutions sont décriées pour leur indifférence, l’autrice montre des adultes remplis de bonnes intentions. A l’heure où la littérature abonde en pénalistes retors ou flamboyants, La Petite Menteuse raconte la manière dont une avocate exerce avec finesse son métier.

Les engrenages de l’imposture

Lisa a quinze ans. C’est une adolescente en vrac, à la spontanéité déroutante. Elle a eu des seins avant les autres filles, de ceux qui excitent les garçons. Elle a une « sale réputation ». Un jour, Lisa change, devient sombre, est souvent au bord des larmes. Ses professeurs s’en inquiètent. Lisa n’a plus d’issue pour sortir de son adolescence troublée et violente. Acculée, elle finit par avouer : un homme a abusé d’elle. Les soupçons se portent sur Marco, un ouvrier venu faire des travaux chez ses parents. En première instance, il est condamné à dix ans de prison.

Le tourbillon du mensonge et de la vérité

Alice, avocate de province, reçoit la visite de cette jeune femme. Désormais majeure, Lisa l’a choisie pour le procès en appel car elle « préfère être défendue par une femme ». Alice reprend le dossier de manière méthodique, elle cherche les erreurs d’aiguillages, les fausses pistes, celles qui donnent le vertige, puis découvre la vérité. Avec l’histoire de Lisa, elle commence le procès le plus périlleux de sa carrière : défendre une victime qui a menti.

La petite menteuse – Pascale Robert-Diard aux éditions L’Iclonoclaste – 210 pages

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